Le lobby du tabac ressort son arsenal habituel…. À l’approche de la COP11 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), l’industrie du tabac déploie l’artillerie lourde. Face à un renforcement de la réglementation, elle agite ses arguments classiques : “mesures extrêmes”, “dommages économiques”, “explosion du commerce illicite”. Sa dernière affirmation ? Qu’une interdiction des filtres compromettrait les objectifs d’une génération sans tabac et stimulerait le marché noir. En réalité, c’est tout le contraire : une interdiction des filtres et la responsabilité juridique des producteurs sont les leviers manquants pour protéger à la fois la santé et l’environnement.